Tous les sites de Maryland

Google Sightseeing vous emmène autour du monde vu d'un satellite, en utilisant le logiciel gratuit Google Earth ou le site Google Maps. Chaque jour de la semaine, vos guides vous présentent de nouveaux sites étranges et merveilleux tels qu'ils sont proposés par les lecteurs.

Julien

Les Vaisseaux Fantômes de Mallows Bay

Posted by Julien Gremillot, Vendredi, 20 février 2009

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Mallows Bay, située sur la rive du fleuve Potomac dans le Maryland, est un endroit où l’on trouve le plus grand cimetière de bateaux de cet hémisphère.

Au premier abord – si l’on ne connait pas l’échelle – ça pourrait ressembler à un banc de poissons ou de gros animaux marins. Mais en réalité, vous observez les restes de 100 à 200 navires, chacun faisant la taille d’un terrain de football, en train de rouiller doucement dans la boue.

Pendant la Première Guerre Mondiale, le gouvernement américain se lança dans un grand effort de construction navale – pour se retrouver avec des centaines de vaisseaux inutiles à la fin de la guerre. Une société navale racheta plus de 200 bateaux à bon prix, espérant en retirer la valeur du métal, mais leurs plans furent compromis lorsqu’un incendie détruisit plusieurs navires1, tandis que d’autres coulèrent.

169 bateaux furent remorqués à Mallows Bay, mais après la crise de 1929 les prix du métal s’effondrèrent et la société fit faillite.

Malgré plusieurs tentatives de démantèlement au fil des ans, ces épaves sont toujours là aujourd’hui, et l’environnement local s’est clairement adapté à leur présence puisqu’ils hébergent de nombreuses espèces d’oiseaux et la vue Live Maps montre qu’ils sont maintenant recouverts d’arbres et de végétation.

La seule épave facilement identifiable est celle du ferry Accomac, qui rejoint la flotte de Mallows Bay après son incendie à Portsmouth au milieu des années 1960s.

De jolies photos sur ce compte-rendu de sortie en kayak.

Merci à Derek Lindahl et Chas Owens.


  1. C’est ironique puisque leur destin était d’être fondus pour récupérer leur métal. 

Les Shot Towers

Posted by Julien Gremillot, Mercredi, 30 juillet 2008

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La Phoenix Shot Tower de Baltimore a été érigée en 1828 et culmine à 71,3 mètres de hauteur, ce qui en faisait à l’époque la plus grande structure des États-Unis, ainsi que la plus grosse structure auto-portante en maçonnerie du monde1.

Le principe de la “shot tower” (ou “tour de tir“) a été inventée par un anglais en 1783, et s’est vite répandue à travers le globe comme la meilleure méthode pour fabriquer des plombs pour les fusils.

Le processus de fabrication consiste à faire passer du plomb liquide à travers un tamis de cuivre en haut de la tour, ce qui permet à des gouttelettes de plomb de prendre une forme parfaitement ronde pendant leur chute jusqu’à un bassin d’eau froide qui fige leur forme.

De nos jours, les plombs sont fabriqués à l’aide de centrifugeuses, il ne reste donc plus qu’une poignée de ce genre de tours dans le monde.

La plus haute “shot tower” jamais construite était la Clifton Hill Shot Tower, d’une taille de 80,16 mètres à Melbourne.

Elle était certainement impressionante à sa construction en 1882, mais d’après les standards d’aujourd’hui, elle est minuscule!


  1. La shot tower de Baltimore resta la plus grande structure auto-portante de maçonnerie du monde jusqu’en 1884, lorsque le prix revint au Washington Monument

Le Mystère des Baies de Caroline

Posted by Julien Gremillot, Mercredi, 4 juin 2008

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Vu du ciel, la plus grande partie de la Caroline du Sud est couverte de mystérieuses dépressions ovales, ce qui n’est pas évident vu du sol. Connues sous le nom des “Baies de Caroline” (”Carolina Bays”), personne ne sait vraiment comment ces particularités géologiques se sont formées.

Malgré leur nom, les Baies de Caroline peuvent aussi être trouvées dans le Delaware, le Maryland, le New Jersey, la Caroline du Nord, la Virginie, la Géorgie et la Floride. Elles sont de taille variable, d’un à quelques centaines d’hectares, et se rencontrent souvent en groupes. De nombreuses baies sont remplies d’eau et considérées comme des lacs, mais la plupart sont marécageuses.

Caractéristique plus intrigante, la plupart sont alignées dans la même direction – ce qui a conduit certaines personnes à suposer qu’elles sont le résultat d’impacts de météorites. L’impact aurait du être plutôt costaud, puisqu’on estime qu’il en existe 500,000. Voilà le Lac Waccamaw, en Caroline du Nord, qui est considéré comme la plus grande Baie de Caroline.

George Howard (un fanatique des Baies de Caroline), a créé un fichier KML exhaustif qui répertorie des milliers des baies de Caroline du Nord. Cette image est tirée de Google Earth, et montre les contours blancs utilisés comme repères.

Alors, qui peut résoudre le mystère des Baies de Caroline ?

Merci à Keith Wright, david et Ogle Earth.

Mégaliste de Traces Italiennes

Posted by Julien Gremillot, Lundi, 5 mai 2008

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Une trace italienne ou fortification bastionnée est un style de fortification qui s’est développé en Italie au milieu du 15e siècle et s’est très vite répandu dans toute l’Europe. Les châteaux médiévaux traditionnels devenaient alors très vulnérables suite à l’apparition de l’artillerie, notamment les canons mobiles, et les traces italiennes avaient été conçues pour mieux répondre à de telles attaques.

La petite ville italienne de Palmanova a été fondée en 1593, et sa construction a tenu compte de toutes les avancées militaires du 16e siècle en lui donnant la forme d’une étoile à 9 branches. Vous pouvez encore voir très clairement comment la forme des remparts permet aux pointes de l’étoile de se défendre les unes les autres. A l’origine, des douves entouraient la ville (on peut encore les voir en partie de nos jours), et seules les trois portes bien gardées (1, 2, 3) permettaient d’entrer dans la cité.

<br/> Palmanova, Italie (Wikipédia)

Les canons étaient plus efficaces quand ils étaient placés perpendiculairement aux murs attaqués, mais la construction en forme d’étoile obligeaient pour cela les assaillants à se placer dans l’espace entre les branches de l’étoile – d’où ils étaient attaqués des deux côtés !

Pour contrecarrer encore plus efficacement les plans d’attaques, il suffisait de concevoir les douves judicieusement, comme ici à Naarden, aux Pays-Bas.

<br/> Naarden, Pays-Bas (Wikipédia)

Vers la fin du 17e siècle, les fortifications bastionnées atteignirent leur apogée, comme on peut le constater sur cet exemple très compliqué à Bourtange, aux Pays-Bas, qui a été entièrement restauré dans l’état où il était en 1742. On peut voir que l’architecture permettait une défense en profondeur, avec plusieurs niveaux de remparts qu’un attaquant devait franchir avant d’avoir une chance de prendre le fort.

<br/> Bourtange, Pays-Bas (Wikipédia)

Cette architecture ingénieuse devint rapidement le standard de qualité des bastions défensifs, et s’étendra rapidement à travers l’Europe et les Amériques :

<br/> Fort Manoel, Malte (Wikipédia)

<br/> Fort McHenry, Maryland (Wikipédia)

<br/> Fort Jay (sur l’île des Gouverneurs Wikipédia) et Fort Ticonderoga (L’encyclopédie Canadienne), New York

<br/> Castillo de San Marcos, Floride (Wikipédia)

Ce type de construction atteindra même l’Afrique du Sud, où on peut voir aujourd’hui le “Castle of Good Hope” (Château de Bonne Espérance) peut être vu en plein milieu de la ville de Cape Town ! Il se trouvait à l’origine en bord de mer, mais l’extension de la surface de la ville sur la mer l’en a éloigné.

<br/> Castle of Good Hope, Cape Town, Afrique du Sud (photo)

Au cours du 19e siècle, l’invention de la grenade changea la nature des fortifications pour toujours, et la Trace Italienne devint rapidement obsolète. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux sont utilisés à des fins totalement différentes de nos jours – comme celui-ci en Slovaquie où ils essaient de garder les gens à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur.

<br/> Prison de Leopoldov, Slovaquie (Châteaux Slovaques)

Et pour finir, celle qui est certainement la plus célèbre des traces italiennes dans le monde, n’est pas connu pour en être une – car Fort Wood est surtout aujourd’hui le piédestal de la Statue de la Liberté de New York.

<br/> Fort Wood, New York (Wikipédia)

Merci à Dan W, Manuel Hewitt, RB, tom schuring, Stefano Bertolo et Federico Cretti.