Tous les sites de Afrique

Google Sightseeing vous emmène autour du monde vu d'un satellite, en utilisant le logiciel gratuit Google Earth ou le site Google Maps. Chaque jour de la semaine, vos guides vous présentent de nouveaux sites étranges et merveilleux tels qu'ils sont proposés par les lecteurs.

Julien

Mémorial du DC-10 d’UTA (Semaine du Désert 2)

Posted by Julien Gremillot, Mardi, 23 juin 2009

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Bienvenue dans la deuxième Semaine du Désert sur GSS! Comme chaque année, nous allons publier des articles uniquement consacrés aux déserts. Pendant une semaine!

Même d’après les standards du Sahara, la région du Ténéré dans le nord du Niger est vraiment désolée : une mer de sable seulement interrompue par quelques proéminences rocheuses, où il pleut à peine quelques centimètres d’eau par an. C’est donc plutôt surprenant d’y trouver un immense dessin de DC-10 au milieu des dunes.

Ténéré desert Flight 772 memorial

L’histoire derrière cette œuvre est une tragédie : il s’agit d’un mémorial du vol UTA 772, qui explosa en vol au-dessus de cet endroit en 1989 en tuant les 170 passagers1. L’enquête a conclu à un complot terroriste libyen qui a conduit à l’explosion de l’appareil, 46 minutes après son décollage de l’aéroport de N’Djamena au Tchad, en route vers Paris (le vol était parti de Brazzaville, la capitale du Congo).

N'Djamena airport Maya-Maya airport, Brazzaville

Ce mémorial a été réalisé en 2007, pour le 18e anniversaire de ce désastre, par l’association “Les Familles de l’Attentat du DC-10 d’UTA”. Financé par un fond de compensation versé aux familles des victimes par le gouvernement libyen, il fût réalisé par 100 ouvriers qui travaillèrent manuellement sous le soleil du désert.

Cette silhouette en taille réelle est fait de pierres noires fixées dans le sable. Autour du cercle qui la contient, on a placé 170 miroirs brisés représentant ceux qui sont morts, et des flèches faisant office de boussole. Vers le nord, une partie de l’aile du DC-10 a été érigé comme monument, orné d’une plaque commémorative.

Ground view of memorial

Sur le site de l’association vous trouverez une vidéo émouvante réalisée sur les lieux du crash et de nombreuses photos de la construction du mémorial.

Merci à Tom Van Steen.


  1. Avant l’accident récent du vol d’Air France, l’attentat du DC-10 d’UTA était l’accident aérien français ayant fait le plus grand nombre de victimes. 

Leptis Magna

Posted by Julien Gremillot, Mardi, 2 juin 2009

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La spectaculaire ville de Leptis Magna en Libye est une cité romaine exceptionnellement bien préservée malgré son âge de presque 3.000 ans. Aujourd’hui, le site archéologique est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Leptis Magna

L’histoire de la ville remonte à l’an 1100 avant J.C., et elle passa au premier plan de l’empire romain en 193 avant J.C. quand Septime Sévère (ou Lucius Septimius Severus Pertinax) devint le premier empereur romain né en Afrique.

Baths
Les bains de Leptis Magna

Même si on y trouve des ruines de toutes les époques, la plupart datent du premier et du deuxième siècle, dont cet incroyable théâtre.

Theatre
Le théâtre de Leptis Magna (photo)

Septime Sévère fût à l’origine de nombreuses constructions dans sa ville natale, et celle-ci devint un port de commerce important, avec un énorme marché et un magnifique forum.

Market Forum
Le marché et le forum de Leptis Magna

L’un des plus grands projets de Septime Sévère était le développement de la baie, qui avait un problème de vase. Malheureusement, les travaux rendirent l’envasement encore pire. De nombreux bâtiments des docks sont intacts, mais une bande d’images en basse résolution nous empêche de les admirer.

Leptis Magna

On retrouve des belles images plus à l’est, pour contempler son splendide amphithéâtre – le plus important symbole de citoyenneté qu’une ville romaine pouvait avoir.

Amphitheatre
L’amphithéâtre de Leptis Magna (photo)

La ville connu son déclin pendant le quatrième siècle, quand les routes commerciales changèrent de ports d’attache, mais ses ruines restent un trésor historique.

La Wikipédia propose bien sûr plus d’informations, mais je recommande également le site Temehu pour d’excellentes photos. Pour plus d’amphithéâtres sur Google Sightseeing, lisez nos articles sur le Colisée de Rome, l’’Amphithéâtre de Capoue et celui d’El-Jem en Tunisie.

Robben Island

Posted by Julien Gremillot, Mercredi, 27 mai 2009

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Robben Island est une île-prison au large de Capetown, en Afrique du Sud, célèbre pour avoir été le lieu de détention de Nelson Mandela pendant 18 ans.

Robben Island

L’île a une longue histoire d’emprisonnement et d’exil qui débuta bien avant le début de l’apartheid. Au 17e siècle, les opposants des colonies néerlandaises du monde entier étaient envoyés là, puis les forces britanniques y enfermèrent le leader africain Makanda Nxele au début du 19e. Pendant près d’un siècle à partir de 1836, des lépreux étaient envoyés sur l’ile, les femmes à une extrémité et les hommes à l’autre.

Avec l’apartheid, l’Afrique du Sud ouvrit une prison de haute sécurité en 1959, et pendant les 32 années suivantes, plus de 3.000 hommes – la plupart des prisonniers politiques – ont souffert de conditions de détention brutales et barbares. L’actuel président du pays Jacob Zuma était l’un des plus célèbres détenus.

Robben Island Prison

La carrière de chaux était l’un des travaux forcés imposés aux détenus.

Robben Island

Nelson Mandela a passé 18 ans dans le bloc B avant sa libération en 1990.

Robben Island Prison

L’île et la prison servent maintenant de musée et de mémoire sur la résistance contre un régime terrible.

Merci à yikesahootie.

Le Mur Marocain

Posted by Julien Gremillot, Mercredi, 22 avril 2009

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Le controversé Mur Marocain, également appelé mur des sables, mur de défense marocain, mur de sécurité, ou mur de la honte (par ses opposants), est un ensemble de murs de 3 mètres de haut qui s’étend sur 2.500km de long construit pour diviser le pays du Sahara Occidental.

Wall Fort

Construit par les forces marocaines entre 1980 et 1987, le Maroc considère la zone à l’ouest du mur comme ses Provinces du Sud, et décida de les protéger du Front Polisario où se battent ceux qui souhaitent l’indépendance du Sahara Occidental.

La zone protégée était au départ une petite portion du nord-ouest du pays, mais en construisant une succession de six murs différents, les marocains ont étendu leur territoire pour occuper la majorité du pays.

L’est du mur est appelé la zone libre et est contrôlé par la République arabe sahraouie démocratique, même si les réfugiés de cette zone vivent actuellement en Algérie. Les troupes des Nations Unies actives dans la région s’efforcent de faire respecter le cessez-le-feu, mais les mines anti-personnelles sont toujours un problème majeur.

Le mur commence son tracé vers le Maroc sur la Côte Atlantique, et sur son chemin traverse des zones montagneuses ainsi que des déserts inhabités – où il est souvent franchi par des dunes de sable.

Dune

Malgré ces brèches, la combinaison des murs, des grillages et des bunkers en font une véritable obstruction grâce à des postes d’observation habités, disposés parfois tous les kilomètres.

Ces petits postes avancés sont appuyés par d’autres plus grands et mieux armés, comme celui qu’on peut voir ici prêt d’une frontière “officielle” dans le sud. Ailleurs, on peut trouver ce qui ressemble aux ruines d’un autre poste. Je me demande si quelque-chose s’est passé là ?

Border Fort

Plus d’informations sur la Wikipédia.

Merci à Chris.

L’Amphithéâtre d’El Jem, Tunisie

Posted by Julien Gremillot, Lundi, 9 février 2009

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L’amphithéâtre d’El Jem (ou El Djem) aussi appelé Colisée de Thysdrus a été construit en 238 ap. J.-C. dans l’antique province romaine d’Afrique (actuelle Tunisie).

Il est souvent considéré comme le troisième plus grand amphithéâtre du monde romain après le Colisée de Rome et celui de Capoue.

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1979, il pouvait accueillir 30 000 spectateurs et son arène mesure 64,50 mètres sur 38,80 mètres.

Plus d’informations sur la Wikipédia et une excellente photo sur le site La Terre vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand.

Actualités sur Google Earth

Posted by Julien Gremillot, Mardi, 6 janvier 2009

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Pendant les fêtes, nous avons laissé passé quelques actualités sur Google Earth, voici donc une petite séance de rattrapage.

Tout d’abord, la petite histoire qui s’est répandue très vite sur le web concerne (bien sûr) les photos de Street View. Le site garage419 a trouvé des images d’une route de haute montagne dans le Colorado, où la voiture Google est tombée sur une flotte top-secrète de futurs modèles de Porsches !

Cette route est connue sous le nom de Mount Evans Scenic Byway (”la deux-voies panoramique du Mont Evans”), et il s’agit tout simplement de la route bitumée la plus haute d’Amérique du Nord, et apparemment le seul endroit du monde où les constructeurs de voitures peuvent tester leurs véhicules à une altitude de 4.306 mètres (14.127 pieds). Ces constructeurs allemands ne laissent rien au hasard, hein ?

Ensuite, le Daily Fail raconte l’histoire d’un “Monde Perdu” découvert grâce à Google Earth. Nos amis des Jardins botaniques royaux de Kew ont remarqué une zone de forêt bien verte dans les montagnes du Mozambique et se sont donc offert une visite de l’endroit qui fût récompensée par la découverte d’une nouvelle espèce de vipère, trois nouvelles espèces de papillons, une orchidée très rare, des serpents géants et des colonies d’oiseaux rares.

C’est Stefan du site Ogle Earth qui a repéré l’endroit.

Pour finir, voici l’histoire d’un “chasseur de trésor” américain, qui est allé au tribunal pour gagner le droit de déterrer une épave de bateau qu’il aurait découvert avec Google Earth. Nathan Smith savait que ce bateau avait coulé dans la boue près du fleuve Mission River, au Texas en 1822 alors qu’il essayait d’éviter un ouragan. M. Smith dit que la moitié de l’équipage est morte pendant le voyage et que les survivants avaient été tués par une tribu locale de cannibales. Il est aussi persuadé que l’épave contient 3 milliards de dollars de trésors.

Bien entendu, il ne dit pas exactement à quel endroit se trouve son épave, seulement quelque-part par là. Des gens qui auraient vu l’image de Google Earth la décrive comme étant “en forme d’empreinte de chaussure“, donc peut-être pouvons-nous la repérer nous aussi !

Voilà pour l’actualité, à moins que nous ayons raté autre chose ?

Les mines d’Orapa & Letlhakane, Botswana

Posted by Julien Gremillot, Lundi, 22 décembre 2008

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Pour notre premier article au Botswana, visitons donc les villes d’Orapa et Letlhakane, où se situent certaines des plus grandes mines de diamants du monde.

Nous avons déjà rencontré une “plus grande mine de diamants du monde” la semaine dernière, mais cette dernière était abandonnée. Il semble donc qu’Orapa soit actuellement la plus grande mine à ciel ouvert en termes de surface. Chaque année, cette joint-venture entre De Beers et le gouvernement du Botswana (Debswana – site en anglais) produit 20 millions de tonnes de minerai, pour environ 18 millions de carats de diamants et 1 milliard de dollars !

La ville qui s’est développée à côté de la mine possède des écoles, des hôpitaux et un aéroport, tous gérés par Debswana au service de la population qui a augmenté rapidement ces dernières années.

Il y a aussi des grilles – la communauté est totalement isolée par tout un réseau défensif contre toute tentative de vol de diamants… ce qui fait d’Orapa un endroit très sûr ! On peut simplement supposer que ces carrés constituent des barrières et des routes sécurisées par des patrouilles.

Les infrastructures d’Orapa servent aussi à d’autres mines gérées par Debswana, dont celle de la ville voisine de Letlhakane, qui est plutôt spectaculaire même si plus petite – elle ne produit qu’un million de carats chaque année.

La ville de Letlhakane est plus éloignée de la mine, et ne semble pas encerclée de défenses, ce qui doit en faire un endroit un peu moins sûr.

Merci à Nonprophet.

Plantations d’oliviers en Tunisie

Posted by Julien Gremillot, Mercredi, 17 décembre 2008

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Cette vue aérienne du gouvernorat de Zaghouan en Tunisie, n’est pas très intéressante au premier abord.

C’est seulement lorsque vous aurez cliqué et que vous vous serez perdus à travers ces milliers de petits points représentant chacun un olivier, plantés selon des courbes suivant le relief de la région, que vous comprendrez pourquoi Yann Arthus Bertrand s’est intéressé à ces paysages.

La ville de Zaghouan elle-même est riche d’un patrimoine culturel dû aux romains qui vivaient là sous le règne de l’empereur Hadrien. Il subsiste principalement un aqueduc et un Temple de l’eau.

Plus d’informations sur la ville de Zaghouan et son Aqueduc sur la Wikipédia.