Tous les sites de Afrique du Sud

Google Sightseeing vous emmène autour du monde vu d'un satellite, en utilisant le logiciel gratuit Google Earth ou le site Google Maps. Chaque jour de la semaine, vos guides vous présentent de nouveaux sites étranges et merveilleux tels qu'ils sont proposés par les lecteurs.

Julien

Mégaliste de Traces Italiennes

Lundi, 5 mai 2008 par Julien

Une trace italienne ou fortification bastionnée est un style de fortification qui s’est développé en Italie au milieu du 15e siècle et s’est très vite répandu dans toute l’Europe. Les châteaux médiévaux traditionnels devenaient alors très vulnérables suite à l’apparition de l’artillerie, notamment les canons mobiles, et les traces italiennes avaient été conçues pour mieux répondre à de telles attaques.

La petite ville italienne de Palmanova a été fondée en 1593, et sa construction a tenu compte de toutes les avancées militaires du 16e siècle en lui donnant la forme d’une étoile à 9 branches. Vous pouvez encore voir très clairement comment la forme des remparts permet aux pointes de l’étoile de se défendre les unes les autres. A l’origine, des douves entouraient la ville (on peut encore les voir en partie de nos jours), et seules les trois portes bien gardées (1, 2, 3) permettaient d’entrer dans la cité.

<br/> Palmanova, Italie (Wikipédia)

Les canons étaient plus efficaces quand ils étaient placés perpendiculairement aux murs attaqués, mais la construction en forme d’étoile obligeaient pour cela les assaillants à se placer dans l’espace entre les branches de l’étoile - d’où ils étaient attaqués des deux côtés !

Pour contrecarrer encore plus efficacement les plans d’attaques, il suffisait de concevoir les douves judicieusement, comme ici à Naarden, aux Pays-Bas.

<br/> Naarden, Pays-Bas (Wikipédia)

Vers la fin du 17e siècle, les fortifications bastionnées atteignirent leur apogée, comme on peut le constater sur cet exemple très compliqué à Bourtange, aux Pays-Bas, qui a été entièrement restauré dans l’état où il était en 1742. On peut voir que l’architecture permettait une défense en profondeur, avec plusieurs niveaux de remparts qu’un attaquant devait franchir avant d’avoir une chance de prendre le fort.

<br/> Bourtange, Pays-Bas (Wikipédia)

Cette architecture ingénieuse devint rapidement le standard de qualité des bastions défensifs, et s’étendra rapidement à travers l’Europe et les Amériques :

<br/> Fort Manoel, Malte (Wikipédia)

<br/> Fort McHenry, Maryland (Wikipédia)

<br/> Fort Jay (sur l’île des Gouverneurs Wikipédia) et Fort Ticonderoga (L’encyclopédie Canadienne), New York

<br/> Castillo de San Marcos, Floride (Wikipédia)

Ce type de construction atteindra même l’Afrique du Sud, où on peut voir aujourd’hui le “Castle of Good Hope” (Château de Bonne Espérance) peut être vu en plein milieu de la ville de Cape Town ! Il se trouvait à l’origine en bord de mer, mais l’extension de la surface de la ville sur la mer l’en a éloigné.

<br/> Castle of Good Hope, Cape Town, Afrique du Sud (photo)

Au cours du 19e siècle, l’invention de la grenade changea la nature des fortifications pour toujours, et la Trace Italienne devint rapidement obsolète. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux sont utilisés à des fins totalement différentes de nos jours - comme celui-ci en Slovaquie où ils essaient de garder les gens à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur.

<br/> Prison de Leopoldov, Slovaquie (Châteaux Slovaques)

Et pour finir, celle qui est certainement la plus célèbre des traces italiennes dans le monde, n’est pas connu pour en être une - car Fort Wood est surtout aujourd’hui le piédestal de la Statue de la Liberté de New York.

<br/> Fort Wood, New York (Wikipédia)

Merci à Dan W, Manuel Hewitt, RB, tom schuring, Stefano Bertolo et Federico Cretti.

Empreintes d’animaux

Lundi, 28 avril 2008 par Julien

Je me demande quel animal a pu laisser ces traces sur cette étendue de sel en Afrique du Sud ? Y-a-t-il un spécialiste des animaux parmi nos lecteurs qui pourrait identifier ces empreintes ?

Ces images font partie du projet de survol de l’afrique par National Geographic, et cette série comporte aussi des traces plus faciles à identifier, mais qui n’ont pas été laissées par un animal d’après moi…

Bientôt sur Google Sightseeing Français, un article avec de nombreux animaux qui étaient encore là quand les photos ont été prises !

Merci à lepadekor.

Net Jesus Red

Vendredi, 21 mars 2008 par Julien

On peut lire ici le texte “Net Jesus Red“. L’inscription est située sur le flanc d’une colline de Pretoria, la capitale administrative de l’Afrique du Sud. Il s’agit donc logiquement d’une phrase en Afrikaans, et d’après les commentateurs de la version anglaise de Google Sightseeing, elle signifie “Seul Jésus Sauve”.

Merci à TeddyJoe.