Le Désert d’Atacama – un autre monde (Semaine du Désert 2010)

juillet 5, 2010 by

C’est notre dernier article de la Semaine du Désert 2010 sur GSS! Pour la troisième année, nous avons publié des articles uniquement consacrés aux déserts.

Nous vous avons déjà présenté il y a deux ans le fascinant Désert d’Atacama, mais nous pensons qu’il y a matière à y retourner !

Le Désert d’Atacama en Amérique du Sud est le désert le plus sec du monde, et les scientifiques le comparent souvent à la surface aride de Mars. Les stations météo de la région mesurent à peine 1 millimètre de précipitation par an, tandis que les montagnes des alentours ne montrent aucune trace de glaciers préhistoriques. La NASA utilise ce paysage désertique pour essayer ses instruments de détection de vie pour les missions futures sur Mars.

Atacama Desert from the ground Atacama Desert from the air

L’Atacama couvre 105.000 km² au nord du Chili entre les Andes et la côte. L’atmosphère asséchée du désert vient des montagnes des deux côtés qui bloquent l’humidité et d’une inversion côtière due au courant froid Humboldt de l’Océan Pacifique. On peut voir l’humidité bloquée dans les Andes avec les images de Google. Cette situation météorologique unique entraine la quasi-absence d’eau à part des brouillards qui arrivent à faire subsister les algues, lichens et quelques cactus.

Western edge of Atacama

La population humaine est très faible dans ce désert. Les villes sont souvent construites autour d’une oasis comme le village de San Pedro de Atacama. Il a été fondé en 1450 et compte 5.000 habitants. Les touristes arrivant à San Pedro sont souvent victimes du mal de l’altitude (vertiges, maux de tête…), provoqué par la situation à 2.400 m et l’atmosphère asséchée.

San Pedro De Atacama San Pedro's Isolation

Puisqu’on ne voit quasiment jamais de nuages dans le ciel de l’Atacama et qu’il héberge une faible population (ce qui implique peu de pollution et d’interférences radio), c’est un endroit idéal pour les observations astronomiques. On trouve deux observatoires majeurs dans le désert : l’Observatoire La Silla, et l’Observatoire Paranal (qui bénéficie d’une très bonne résolution sur les photos satellites).

La Silla Observatory Paranal Observatory

A la fin du 19e siècle et au début du 20e, l’Atacama a été très exploité pour ses mines de nitrate de sodium. Lorsque le nitrate de synthèse fût découvert au début des années 1900s, la plupart des villes minières furent abandonnées – laissant pas moins de 170 villes fantômes réparties à travers le désert. Parmi les plus populaires, citons Humberstone et Chacabuco. Le désert conserve ces lieux en bon état en leur évitant l’érosion et le pourrissement.

Humberstone Chacabuco

La Valle de la Luna (Vallée de la Lune) vous permet d’expérimenter ce que ça fait de marcher sur la Lune! En effet, cette région à l’ouest de San Pedro ressemble vraiment à la surface lunaire grâce à des dépôts de sels qui donnent au sol une couleur blanche et une texture lunaire. Les scientifiques pensent que ce terrain n’a pas connu une goutte de plus depuis plus d’un siècle!

Valle de la Luna Lunar Surface with human touch

Seuls les cratères manquent à la surface lunaire de la Valle de la Luna, mais heureusement au sud de cette région on trouve le cratère Monturaqui. Ce cratère de 460 m de diamètre nous permet vraiment de nous croire sur un autre monde!

Monturaqui

Plus d’informations sur l’Atacama sur la Wikipédia.